Projet musical et visuel brut en français, il se présente comme un concentré de créativité spontanée, presque irréfléchie et profane.
À l'écoute et à l'œil, Hémoglobine se déploie comme un flux organique, nourri de pixels cicatrisés à vif et de références multidisciplinaires, pulp, de genre et de sous-culture.
Sur le plan sonore, Hémoglobine se tient du côté de The Garden et Death Grips : une musique exaltée où des samples improbables, cueillis n'importe où, cohabitent avec des basses d'une crudité brute, hésitantes entre un mur de guitares Nine Inch Nails et un surf rock des années 60.
Des kicks écrasent le chant en français, tandis que des percussions texturées et froides à la manière de Soft Blade tissent un rythme froid et onirique.
PiXels
À l'œil, la profanation est totale.
N'étant attaché à aucune discipline sacrée, Hémoglobine construit des univers sans limites, recomposés à coups de collages de scans 3D, de textures MP4 en 188p, de découpages hâtifs et de raccords à la va-vite.
Nourri de références multidisciplinaires, pulp, de genre et de sous-culture, l'ensemble se déploie dans des espaces à la fois paradisiaques et cauchemardesques, toujours oniriques et liminaux.
Des créatures bizarres côtoient des anges fanés, des corps écorchés et des musiciens beaucoup trop digitaux, prisonniers d'un monde de pixels mal cicatrisés.
Le projet
Le projet s’articule autour d’un rythme de création spontané et continu : tous les deux mois, je publie un single accompagné de son univers visuel en 3D. Chaque sortie comprend entre cinq et sept vidéos courtes, ainsi qu’une pochette originale, le tout conçu dans un flux de production tendu — sans surplanification — afin de préserver une approche directe, instinctive et cohérente avec mon processus créatif.
À terme, j’aimerais prolonger cette démarche vers la scène. L’idée est de développer un show live mêlant l’énergie brute du punk, les visuels 3D qui constituent l’identité du projet, et l’aspect dansant issu de la techno. Ce format hybride permettrait d’adapter les performances aussi bien à des soirées club qu’à des concerts plus orientés rock/punk.
En parallèle, le projet continuera d’évoluer avec le même rythme de sorties régulières, tout en ouvrant la porte à des collaborations, résidences, ou partenariats avec des labels et structures culturelles.
Grâce à des soutiens extérieurs ou des subventions, j’envisage également le développement d’un merchandising autour du projet : compilations physiques des singles (en K7, CD ou vinyle), t-shirts, prints issus de mes mondes 3D, et pourquoi pas des NFT basés sur certains modèles virtuels. Ces objets prolongent l’univers du projet dans le réel, tout en créant un pont entre musique, image et matière.
Moi
Depuis plus de quinze ans, je gravite dans le monde de la musique en tant que guitariste et compositeur au sein du groupe de rock Entropie. Avec ce projet, j’ai donné de nombreux concerts, notamment à La Maroquinerie, Rock en Seine et à la Défense Arena, ainsi qu’en première partie du rappeur Youv Dee. J’ai également eu l’occasion de participer à plusieurs plateaux télé, dont Culturebox. Deux albums et plusieurs tournées plus tard, cette expérience a profondément façonné ma manière d’aborder la scène, la création et la production.
Parallèlement, je suis ingénieur du son diplômé de l’école 3iS. J’ai travaillé dans des studios tels que Ferber et Midilive, sur des comédies musicales, et également réalisé l’enregistrement et le mixage de plusieurs morceaux de manière indépendante.
Au fil du temps, le monde du pop-rock m’a semblé trop restreint. J’ai ressenti le besoin de redonner de la place à la liberté, à la force expressive et à l’expérimentation. C’est de cette envie qu’est né Hémoglobine : un espace où mes influences électroniques et punk peuvent s’exprimer librement, sans contrainte stylistique, dans une forme à la fois viscérale et immersive.